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Hier, encore un Mercredi, on a fait la séance suivante. Il pleuvait un peu, mais rien de dramatique, et c’est ma maman qui m’a détendue en longe au début de la séance. Marie-Jeanne était sur le côté du rond. Elle ne nous a rejointes qu’au bout d’un certain temps.
Nous avons repris les choses au début, d’abord le sac à patates au pas, puis le cavalier sur mon dos, qui monte et qui redescend, puis on s’est mises au pas sur la piste.
A un moment donné, Marie-Jeanne m’a demandé de trotter, mais je n’osais pas… Je ne savais pas vraiment comment faire, alors j’ai un peu hésité. Je pars, mais ça bouge, là haut, alors, je m’arrête. Puis je repars, et ça bouge encore, alors j’accélère le trot. Marie-Jeanne me dit d’aller doucement, alors, je m’arrête encore une fois.
Pour finir, au bout d’un tour ou deux, j’ai fini par trouver mon rythme et, à ma grande surprise, ma maman a fini par trouver le sien aussi. Ce qui fait que nous nous sommes installées dans un petit trot confortable, autant pour elle que pour moi.
C’était une sensation à la fois nouvelle, mais pas vraiment gênante, j’étais décontractée, l’encolure vers le bas, et les oreilles mobiles, à l’écoute des demandes de Marie-Jeanne. Au bout d’un moment, j’étais au pas, j’ai senti les jambes de ma maman se serrer sur mes côtes… et je me suis arrêtée. Ses jambes se sont serrées de nouveau, sa voix me demandait de trotter. J’ai monté un peu mon dos, parce que je ne comprenais pas. Ses jambes se sont desserrées. Puis resserrées. Toujours la voix, qui me demandait de trotter et Marie-Jeanne qui me le demandait aussi. Bah, puisque tout le monde est d’accord, OK, je trotte !
A un autre moment, ce sont les mains de ma maman qui m’ont emmenées sur la piste du rond de longe. J’ai senti une légère traction sur mon mors, et je me suis gentiment dirigée vers l’extérieur du cercle. Ca a été pareil pour me demander de m’arrêter. Ma maman a pensé à s’arrêter, s’est assise, et… elle n’a pas eu le temps de mettre de contact dans ma bouche, que j’étais déjà arrêtée !!!
A la fin de la séance, qui a quand même duré un grand moment, Marie-Jeanne a retiré la longe et m’a lâchée avec ma cavalière dans le rond. Elle est restée au milieu du cercle, mais plus rien ne nous reliait à elle. On a marché au pas, au trot à la demande des jambes et des mains, on s’est arrêtées. Puis on a même fait un changement de main sur la seule action de la rêne d’ouverture de ma maman. Voilà, on était comme des grandes, presque déjà autonomes ! Presque, parce qu’il reste encore du chemin à parcourir, mais il s’est quand même passé des choses, au cours de cette séance !!!
Le tout dans le plus grand calme. Marie-Jeanne a même dit que j’étais une jument appliquée et concentrée… En gros, une très bonne élève, et ça a fait plaisir à ma maman autant qu’à moi !
Ma maman, elle est tellement contente de cette séance, qu’elle n’en est pas encore revenue, à l’heure où je vous parle, mais ne vous en faites pas, elle a une semaine entière pour réaliser ce qui s’est passé… Tout ce que je sais, c’est que elle saute de joie à l’intérieur d’elle même, et elle est super heureuse ! Elle m’a dit que j’étais super confortable, et je veux bien la croire. Je pense que je ne l’ai pas trop secouée !
Voilà, je suis vraiment une grande fille, maintenant !!!
Posté le
:
4 avril 2006
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