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J’ai eu sur le dos mon premier cavalier à califourchon, et j’ai, à mon actif, ma première chute de cavalier !
Je vous explique la scène : il y a ma maman, Alexia et Pskov, et Maïque (Marie Frédérique), la maman d’Alexia. On sort du pré, Maïque remarque, dans le terrain de cross, l’obstacle avec les pneus, celui sur lequel on se fait les dents quand on est en liberté dans cette partie du pré. Je n’ai pas peur de cet obstacle. C’est sans aucune hésitation que je m’arrête devant. Maïque monte sur l’obstacle, debout, et me caresse. Je me laisse faire, pas de danger. Ma maman me pousse les hanches pour que je me range le long de l’obstacle. Pskov est juste à côté de moi, je me sens bien.
Marie Frédérique continue à me caresser. Aussi elle s’appuie avec les deux mains sur mon dos, puis un peu plus. Alexia, de l’autre côté sur Pskov appuie aussi. Ma maman me caresse, et me parle gentiment de la pluie et du beau temps… Puis Marie Frédérique passe un pied par dessus mon dos, et le retire. Une autre fois, une troisième fois… Je la trouve bizarre, mais je ne dis rien… Je suis une jument polie, moi ! La jambe passe et repasse, un peu plus bas à chaque fois. Je garde tout mon sang-froid. D’autant que j’ai plein de caresses pendant ce temps là, et puis c’est quand même pas la fin du monde, ce qui m’arrive !
A un moment, que je n’ai pas vraiment vu venir, elle a passé la jambe pour de bon, s’est assise sur mon dos, et est redescendue de l’autre côté de moi, par terre. Alors, là, elle est vraiment bizarre, mais ça a été tellement vite que je n’ai eu aucune réaction. Elle l’a refait une autre fois, et je n’ai encore rien dit !
Puis j’ai changé de côté par rapport à l’obstacle pour qu’elle puisse faire la même chose de l’autre côté. Pskov me grattouillait gentiment les crins, ma maman me racontait des histoires douces, Marie Frédérique, perchée sur les pneus recommençait à me gratter, à peser sur mon dos, à passer le pied par dessus ma croupe… Je me sentais plutôt bien, et j’étais détendue. Attentive, mais détendue !
Quand elle s’est assise sur mon dos, j’ai été un peu moins surprise cette fois. J’ai commencé à réfléchir à ce que ça voulait dire, à m’agiter, pendant que Marie-Frédérique cherchait à descendre. Mais voilà, les pneus étaient plus loin, elle a mis plus de temps à redescendre, alors moi, je suis partie au trot en arrondissant le dos… ma maman essayait bien de me tenir, mais j’ai de la force, et elle n’a pas pu m’empêcher de bouger.
Ce qui devait arriver arriva, Marie-Frédérique, qui était en train de descendre, a perdu l’équilibre… elle a été éjectée sur le côté ! En douceur, franchement, je n’ai pas été très vilaine. Je ne me doutais pas qu’elle tomberait en plein contre un des poteaux de la clôture électrique ! Bon, le courant n’était pas branché… heureusement pour elle, parce que le jus, je sais qu’il pique fort ! Mais le poteau, je crois qu’il est dur, parce qu’elle s’est quand même fait mal ! Il paraît qu’elle a un gros bleu…
Je ne suis pas complètement fière de moi, mais enfin, c’était une drôle d’idée, de me monter sur le dos, quand même ! Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, on a repris chacun nos places, et on a recommencé, mais de ce côté là, le gauche, ça coince, j’ai du mal. A droite, pas de problème, je me suis laissée faire !
Ma pauvre maman, tu vas être obligée de monter du côté droit, on dirait !… Je rigole !
Posté le
:
8 février 2006
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