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Moi, du fond de mes pages, j’étais très ému quand mon auteur a pris la parole pour répondre à ses jeunes lecteurs !
Il faut dire que c’est « ma maman », elle m’a fait naître, moi et mon histoire… Alors, caché dans les sacs, aux pieds des enfants, j’écoutais avec le cœur serré. Il faut dire que les questions n’ont pas manqué ! Les jeunes voulaient tout savoir de moi, de Lysie, la petite fille qui est devenue ma meilleure amie, de Nours, ce grand garçon mystérieux qui aime tant les chevaux et sait si bien expliquer comment nous comprendre, nous aimer !
J’étais ému, surtout quand elle a expliqué pourquoi c’était important d’aimer et de respecter les chevaux. Quand elle a dit combien les enfants avaient besoin de se lier d’amitié avec les animaux en général et les poneys ou les chevaux en particulier. Elle a dit que nous étions généreux et prêts à aimer les humains, que nous les avions toujours aidé. Avant, quand ils avaient besoin de nous pour construire des routes, distribuer le courrier, faire la guerre et plein d’autres choses. Maintenant, pour leurs loisirs. Elle a dit que nous étions des animaux particulièrement attentifs et attachants et surtout sans rancune pour les mauvais traitements que l’on a souvent reçus en échange de nos bons et loyaux services…
Elle a dit qu’il fallait maintenant à tout prix apprendre à nous rendre heureux et que nous saurions bien en faire autant pour les enfants et les adultes !
C’est vrai, vous savez ! On ne vit plus libres dans les grandes plaines… il n’y a plus de grandes plaines, c’était il y a des milliers d’années. Maintenant, l’homme est partout (ou presque) sur la terre ; privés de notre vie totalement naturelle, on a su s’adapter. Et l’humain peut faire un très bon congénère à la place de ceux de nos troupeaux d’avant. Mais pour ça, il faut qu’il essaye de nous comprendre le mieux possible. Quand c’est le cas, on aime sa présence, ses soins, ses caresses et on peut même lui faire confiance comme on le ferait à un autre cheval !
Pour ça, les enfants, on compte sur vous, parce que vous êtes souvent beaucoup plus sensibles que les adultes, du moins que ceux qui ont un peu oublié qu’ils ont été des enfants et qu’ils avaient eux aussi besoin d’amour et de respect !
Posté le
:
9 octobre 2005
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