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Je viens d’apprendre que pour être un livre entre vos mains, c’est toute une aventure. On commence par naître d’une idée qui prend forme dans l’imagination de l’auteur. Il faut ensuite des jours et des jours pour que cette idée se transforme en mots imprimés sur plein de feuilles de papier. C’est le travail solitaire de l’auteur qui écrit, raye, réécrit, relit, se creuse la tête : « ce mot ou celui-là » ?…
Lorsque les feuilles de papier sont enfin imprimées - on appelle quand même ça un « manuscrit » parce qu’avant il n’y avait pas d’imprimantes et les auteurs écrivaient à la main, sans ordinateur - elles sont adressées à un éditeur. L’éditeur, c’est quelqu’un qui décide (ou non) de faire le livre et de le publier. Ce n’est pas forcément facile de décider de ça… dire oui, c’est s’engager dans un gros travail sans être sûr que le livre plaira à suffisamment de lecteurs pour que tout l’argent que coûte ce gros travail ne soit pas perdu ! Dire non, c’est déjà faire de la peine à l’auteur qui a terriblement envie que son livre soit publié. Mais c’est aussi risquer de passer à côté d’un succès. Imaginez qu’aucun éditeur n’ait accepté de publier le premier Harry Potter ?
Bon, moi, j’ai eu un éditeur qui a aimé mon histoire et l’a publiée. Donc mon histoire, sous sa jolie couverture verte et jaune dessinée par Alexandre Camus, un monsieur très sympa qui m’a fait un regard coquin, vous avez vu ?… s’est retrouvée dans les magasins. Mais pas seulement. Mon éditeur l’a aussi envoyée pour participer à un concours appelé « le Grand Prix des Jeunes Lecteurs ».
Alors voilà, le comité de lecture de ce grand prix nous a sélectionnés, moi, mon auteur, mon histoire… parmi je ne sais combien d’autres bouquins. On est resté à une dizaine en compétition. Les dix bouquins ont été remis à de jeunes lecteurs, eux aussi sélectionnés, si j’ai bien compris, dans toutes les régions de France, pour leur intérêt pour la lecture et leur capacité à rédiger une petite fiche sympa sur leur livre préféré (avant de me connaître !…). Ils ont lu ces dix livres et vont maintenant décerner le « Grand Prix » à l’ouvrage qu’ils auront préféré…
C’est comme cela que Françoise Anstett, mon auteur, a été invitée à la remise de ce prix. Ce sera samedi 8 octobre, à Chaumont, je crois. Même si ce n’est pas le prix Goncourt (un grand prix littéraire pour les livres d’adultes), c’est un peu stressant d’attendre le résultat… Quel qu’il soit, je vous dirais, promis !
Posté le
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4 octobre 2005
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