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Ourasi
Ourasi voit le jour le 7 avril 1980, au haras de Saint Georges, chez Raoul Ostheimer. Après son débourrage délicat et des débuts en course plus que moyens, le poulain se révèle en remportant le Critérium des jeunes. Il rejoint l’écurie de Jean-René Gougeon à l’aube de son irrésistible ascension. En 1985, le trotteur alezan brûlé commence à se forger une solide réputation sur les champs de courses. Au sommet de sa forme, il enchante les turfistes, écrasant littéralement ses rivaux. Gagnant le Critérium des 5 ans, il remporte huit autres épreuves, devenant du même coup le favori du Prix d’Amérique 1986. Il triomphe sur la mythique piste de Vincennes, battant un autre prince du trot, Mon tourbillon. Ourasi est alors au sommet de sa forme et de son art. Il remporte deux nouveaux prix d’Amérique en 1987 et 1988. N’ayant plus guère de challenges à relever sur le Vieux continent, le trotteur traverse l’Atlantique pour aller défier le crack américain Mac Lobell sur ses terres. A l’issu d’une lutte épique, bien qu’il ne remporte pas la course, il parvient à terrasser son rival. En 1989, Ourasi rate son prix d’Amérique mais parvient néanmoins à aller vaincre un autre rival américain, Napoletano, sur un hippodrome norvégien. En 1990, pour son ultime apparition sur la piste, le champion français ne laisse aucune chance à ses adversaires, signant sa quatrième victoire dans le Prix d’Amérique ; une performance jamais égalée. Il s’impose même en battant le record de l’épreuve. Ourasi quitte alors le monde de la course, riche de 58 victoires. Promis à la reproduction, le trotteur donne quelques signes de faiblesse. Il ne tient pas toutes ses promesses en tant que étalon reproducteur. Il vit néanmoins une retraite paisible, choyé par son lad, Olivier, qui veille sur lui de puis plus de 11 ans au haras Gruchy. A 24 ans, quelques poils blancs sont venus émailler la robe alezane. L’œil, pourtant reste vif. Ourasi a fait une apparition sur l’ hippodrome de Vincennes, en janvier 2004, le jour du Grand Prix d’Amérique ; un dernier tour de piste pour venir saluer ses fans, sans doute une dernière fois, comme pour se rassurer, se persuader qu’il ne sera jamais oublié.
Posté le
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5 mai 2006
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