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Elle est sans cesse poussée par un vent de folie
Et, l’arrêter dans cette fuite, je ne puis !
Pourtant, il était quelques fois
Où tout se passait bien avec moi !
Elle était calme, posée, régulière
Comme très peu de fois,
Et, à ces moments, sur elle, j’étais fière.
Réguliers étaient sa cadence, son pas,
Mais son humeur, comme tout être humain, varie
Mais elle, d’une minute à l’autre, elle dévie
Passant du vert au rouge,
Alors, du coup, sur elle, croyez-moi, ça bouge.
Et puis la tornade est lancée
Et donc maintenant pour l’arrêter
Il faut du métier, de la patience
De la précision et surtout de soi, une bonne connaissance
Car il ne faut en aucun cas,
Que les sentiments ne lui soient un poids!
Seulement, moi, me contrôler
Ne peut être, encore, réaliser.
Alors que faire ? Quelles solutions employer ?
Je ne me vois qu’à me résoudre à respirer
Et foncer, sans trop réfléchir, tête « baissée ».
Ne jamais la laisser au repos
Tel était le slogan répété,
Que je me devais d’utiliser
En la mettant, et la gardant, au trot.
C’est évidemment facile à dire
Mais à faire, c’est le pire.
L’amour que je lui porte n’a pas changé,
Loin de là, elle est toujours comme ma jument
Mais ma motivation a diminué,
Malgré que je sache qu’il faut du temps.
Je suis dans un moment ingrat,
Comme le dit ma monitrice Isa ;
Je veux tellement me perfectionner
Et de plus en plus haut et vite, monter,
Faire et gagner des concours tels que de dressage
Que je ne veux laisser passer l’âge !
Je sais que depuis presque 5 ans,
J’ai fait d’énormes progrès ;
Mais pour moi, ce n’est pas assez suffisant,
[Il faut que j’aille encore au-delà de ce que j’ai !
Samedi 5 février 05, sur Texane, 1ère chute :
Partie dans sa démoniaque folie,
Tout d’un coup Tex pile puis,
Redémarre d’un pied sec, comme une brute.
Je me vois soudain prise d’un manque d’équilibre
Qui me vaut cette chute, heureusement sans péril !
Après quelques instants et des pleurs,
Je remonte mais je ne puis sur elle !
Au moment de descendre, à la fin de l’heure,
Je ne puis marcher avec zèle ;
Ce qui me coûta une semaine sans marcher
Et un mois sans pouvoir monter !
Au fond de moi, une blessure est toujours là,
Celle de la déception de ne pas y arriver
De toujours rester au même stade
Et d’avoir perdu le plaisir de monter !
Maintenant il me faut reprendre confiance,
Apprendre à posséder de la patience ;
Mais surtout reprendre plaisir,
Et ne plus me tenir prête au moindre bruit,
Comme je le faisais jadis !
Ainsi tous les obstacles, je pourrais franchir !
Et qui sait, peut-être un jour,
Refaire sauter Tex sans foulerie autour !
Posté le
:
25 mars 2007
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