M.Molyneux, était un homme ordinaire. La quarantaine, plutôt petit, le cheveux grisonnant, il portait de fines lunettes rondes et avait un visage rond et joufflu. Il travaillait dans un cabinet d’assurance depuis quinze ans de 8 h 30 à 19 h 30 tous les jours sauf le samedi et dimanche, ( jours où il ne travail pas ) et le jeudi, ou il finit sa journée à 15 h Il vivait seul dans son petit appartement au deuxième étage. Ce jours si, nous sommes un jeudi. Après une journée de travail, il s’engouffre in extremis dans le bus de 15 h15 qui le ramène à deux rues de chez lui. Mais alors qu’il grimpait l’escalier, il découvre avec stupeur sa porte entrebâiller, laissant apparaître un faible rayon de lumière…
…Il entre, en prenant soin de ne faire aucun bruit, mais peine perdue, la porte pousse un grincement sonore quand il la referme. Affolés, il pousse un : « chuuuuuut ! » angoissé à la porte avant de se rappeler qu’une porte et un objet qui fait partie de la catégorie du non-vivant, donc ne le comprend, ne l’entend pas même. Prenant son courage à deux mains, il finit l’œuvre de sa porte ( prévenir l’importun qui est entré chez lui que M.Molyneux est rentré non seulement du travail mais aussi dans la maison ).
« Qui est là ? » Demanda t’il d’une voix blanche.
Pas de réponse. Il entreprit alors de fouiller la maison. La pièce la plus proche est tant la cuisine, il y entra, rien. Il regarda dans le salon, rien. Il se retourna et entreprit de passer par le « couloir » sombre qui amenait à sa chambre. M.Molyneux avait toujours détesté le couloir. Qui était trop sombre à son goût. Il fit un pas quand soudain, il vit une petite silhouette bouger dans l’ombre.
« Qui êtes-vous ? Murmura t-il.
-En garde ! lui répondit une petite voix aigu.
-Qui êtes-vous ? Répéta M.Molyneux.
L’ombre se rapprocha. Deux petits yeux brillants le fixaient. M.Molyneux vit avec stupeur que l’ombre était…une souris ! Cette souris était plus grande que les souris terriennes. Celle-ci faisait environs 60 cm, elle se tenait debout, une ceinture noire, où pendait un fourreau était accroché à ses hanches. Une petite toque de cuir orné d’une longue plume cramoisie, trônait sur son crâne. D’une main, il se tournicotait les moustaches aussi crânement qu’un vieux capitaine, de l’autre il tenait une épée aussi longue qu’un stylo mais plus aiguisé, que le plus aiguisé des rasoirs.
-Je suis Ripitchip, garde, conseiller, confident et espion le plus apprécier du l’admirable Caspian 1er roi de Narnia ! »
Et avant que M.Molyneux ais le temps d’ouvrire la bouche pour répliquer, Ripitchip lui attrapa le bras l’entraîna vers la fenêtre ouverte et sauta avec lui.
-AAAAAAAHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Cria M.Molyneux. »
Il ferma les yeux attendant que le moment fatidique arrive. Il ne se passa rien. M.Molyneux ouvrit les yeux justes à temps pour voir le sol s’ouvrire sous ses pieds.
Il atterrit lourdement, le sol recouvert de sable d’une magnifique plage amortie sa chute.
Sable ?
Magnifique plage ?
Il se frotta les yeux stupéfaits. La souris et lui avait atterris sur une plage paradisiaque. Le ciel était d’un bleue limpide, l’eau turquoise, l’écume de couleur perle s’écrasait sur le sable doré et chaud. Un cheval (sûrement un pur-race espagnol) blanc aux crins noir galopait dans les flots bouillonnants, ses jambes se pliaient et se repliaient lentement.
« Mais où suis-je ? Demanda M.Molyneux.
-Nous sommes à Narnia, répondit simplement Ripitchip.
-Mais pourquoi suis-je là ?
-Pour votre retraite.
-Ma retraite ?
-Mais bien sûr vous travailler depuis longtemps.
-Mais je n’ai que quarante-deux ans, expliqua M.Molyneux.
-A Narnia vous avez soixante-huit ans.
-Mais pourquoi, ma retraite se passe ici à Nar … Nornia, non … euh…
-A Narnia rectifia Ripitchip. Car vous avez toujours cru à Narnia intérieurement. Et vous avez le cœur pur.
-Ah !
Et M.Molyneux finit ses jours à Narnia. Il ne pouvait dire ce qu’il préférait entre les buffet rempli de mets plus délicieux les un que les autres, qu’organisait le roi Caspian, les chasses à cour avec Brise sa jument grise, les danses avec les faunes et les dryades, les parties de pêche avec Rouspillon le nain à la barbe rouge, les expéditions en bateau avec le roi Caspian, ou tout simplement les siestes au bord de la plage sur le sable chaud et doré avec la fidèle souris Ripitchip…
FIN
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15 décembre 2006
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