Comment notre société peut-elle générer un tel écart entre des pratiques barbares contre les chevaux, que la loi aujourd’hui encore risque de banaliser comme pour le crime commis sur la jeune pouliche Haflinger (voir ci-dessous), et la reconnaissance que leur accorde le prêtre le jour du Pardon des chevaux ?
La robe du juge serait-elle plus poussiéreuse, archaïque… que celle de l’homme d’église quant à sa perception du cheval qui exerce au service de l’Homme depuis des siècles ?
Bien sûr, en toute société il y a des « bons » et des « méchants », ce n’est pas nouveau, mais on peut se demander comment au XXIème siècle, une société dite « supérieure » peut accepter l’écart entre le traitement de l’horrible cruauté infligée par des humains à Quamille et cette tradition qui se perpétue dans le petit village breton de Saint Eloy, où, chaque jeudi de l’Ascension, le curé bénit les chevaux !
Pour avoir assisté à une de ces bénédictions, que l’on soit croyant ou non, quand on aime les chevaux on ressort très ému d’une telle cérémonie qui rassemble toujours beaucoup de chevaux, ânes, poneys, souvent venus de très loin. A l’exemple de Michel Gallier, propriétaire de Jag de Bellouet, vainqueur du prix d'Amérique en 2005, qui est venu exprès de la Manche pour faire bénir le frère et la sœur du champion !
Si l’on ne sait précisément à quand remonte cette tradition du « Pardon des chevaux », on en retrouve la trace sur des cartes postales anciennes des années 1900. A cette époque, le cheval contribuait activement aux travaux des champs. On ne peut que se réjouir de voir que l’on sait s’en souvenir encore aujourd’hui en perpétuant cette tradition.
Allors, Messieurs les législateurs, inspirez-vous s'il vous plait de la mémoire et de la sagesse rurale !
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7 mai 2008
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