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francie |
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Je m’appelle Françoise Anstett
Auteur de « Demande à ton cheval - conversation avec Donald Newe » et du roman « Sommeil Noir ». Pourquoi, comment sont nés ces livres ? Mais surtout maintenant j'attends vos réactions de lecteurs. Partageons nos expériences ! |
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Peut-être que mon cheval ne m’aime pas ? |
Céline se pose cette question parce que son cheval porte les oreilles en arrière quand elle va le chercher au pré. Il montre même quelques signes d’agressivité à son égard. Il est pourtant « génial » au travail, mais Céline ne veut pas seulement un cheval pour le monter, elle aimerait construire une vraie relation avec lui, comme avec ses autres juments. Comment faire ?
Comme les humains, chaque cheval a son tempérament, son caractère, son vécu. Aucun n’est semblable. C’est pour cela que je redis qu’il n’existe pas de « méthode toute faite » qui s’adapterait à tous pour créer une bonne relation. Il existe des connaissances sur le comportement du cheval grâce au travail des Ethologues. Ces connaissances nous servent de base pour adapter notre propre comportement en fonction de l’objectif recherché dans la relation que l’on souhaite créer ou développer.
En plus de ces connaissances indispensables à acquérir (voir par exemple mon livre : « Demande à ton cheval » http://clic-cheval.com/publications.html ), il faut être à l’écoute de chaque cheval pour traduire nos connaissances avec bon sens en les adaptant à la fois à l’animal et à la situation. Pas facile ? Tant mieux, ça n’en a que plus de prix, non ?
Je ne connais pas le cheval de Céline, je n’ai donc pas de solution toute faite, mais je crois que je commencerai par ne pas venir le chercher au pré pour travailler. Je viendrai seulement lui apporter des carottes ou des pommes pendant plusieurs jours. Quitte à les lui laisser à quelques mètres de moi pour ne pas qu’il se sente « obligé » de m’approcher. Ensuite, j’en garderais une dans la main en sollicitant son attention pour lui dire que c’est pour lui. Lorsqu’il viendra la prendre, je me contenterais de le caresser en lui parlant très doucement. Je mettrais beaucoup de sentiment dans mes caresses. Un cheval, comme n’importe quel animal, est capable de sentir un geste fait à la va-vite et un qui est plein de tendresse !
Nul doute qu’après quelques jours de cette approche, il ait compris que je viens pour lui et que je tiens beaucoup à lui. Je continuerais à ne rien lui demander pendant quelques temps, juste à lui donner friandises et caresses, à lui parler doucement. Très vite son attitude à mon égard devrait changer… Lorsqu’il manifesterait du plaisir à mes visites, je commencerais à lui demander de me raccompagner jusqu’à l’entrée du pré. Toujours en lui parlant gentiment.
Ensuite, lorsque je lui demanderais de venir travailler avec moi, je continuerais à lui parler avec douceur, à le récompenser par des caresses autant que possible pour que ma présence auprès de lui reste un plaisir !
Je crois qu’il n’y a pas de cheval qui ne soit capable de nous « aimer » quand nous savons leur en donner envie !
Posté le
:
2 novembre 2007
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