« Le cheval est un bon maître non seulement pour le corps, mais aussi pour l'esprit et pour le cœur » Xénophon (Ve siècle avant J.-C.)
Je voudrais reprendre des extraits d’un article paru dans « lemonde.fr » :
« …Il faut voir le calme inédit de ce garçon de 6 ans, autiste, décidant de se lover contre le flanc du poney qui s'est couché devant lui - ce qui est inhabituel pour un cheval. Voir de quelle façon l'animal semble le comprendre, l'accueillir et le réconforter. Pour l'enfant, son entourage et l'équipe médicale, cette scène est un instant de souffrance suspendu. Un pas aussi, peut-être, vers un « mieux-vivre ». Traditionnellement utilisés en France pour leur force, leur rapidité et leur résistance, les chevaux sont aussi des « êtres vivants doux et chaud, socialement valorisants, qui peuvent porter et transporter, qui ne jugent pas, et qui sont aptes au dialogue non verbal », affirme Karine Martin, psychothérapeute et associée à la Société française d'équithérapie. Depuis un an environ, les professionnels de la santé (psychiatres, psychologues...) redécouvrent les vertus des chevaux et des poneys sur les douleurs de l'âme humaine… L'équithérapie, à un objectif thérapeutique et non sportif, à ne pas confondre avec le « loisir adapté » à des handicaps physiques (handi-cheval, par exemple), ou l'hippothérapie, technique qui utilise l'animal pour remettre en route le corps humain (rééducation fonctionnelle et psychomotrice). Comment cela fonctionne-t-il ? Par une communication exempte de mots. Le cheval, particulièrement demandeur d'échanges avec l'homme, communique avec son corps, va chercher, sollicite l'enfant autiste en faisant appel à tous ses sens. Maternant, rassurant, fort, il le porte, l'aide, le regarde, s'adapte. « J'ai eu une petite fille de 4 ans, autiste, qui a prononcé son premier mot en voyant son poney "Black", raconte Mme Martin. Elle a jubilé quand elle a vu qu'elle parlait. Ensuite elle a commencé à parler mais uniquement dans le contexte du centre équestre… ».
Je suis très heureuse de voir qu’un grand média comme Le Monde fait écho à de telles démarches thérapeutiques impliquant le cheval. Je pense qu’aucun d’entre nous, sur Equi-Blog, ne sera surpris de lire ce que le cheval peut en effet apporter à nos cœurs, nos états d’âme, même sans que l’on soit malade, mais simplement troublé, stressé…
Combien de dépressions, et autres pathologies sont évitées au quotidien parmi les cavaliers grâce à nos compagnons équidés ? A ce titre, je pense que la sécurité sociale devrait rembourser à 100% l’équithérapie, ce qui n’est hélas pas le cas aujourd’hui.
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23 septembre 2007
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