J’ai expliqué que mordre fait partie du comportement naturel du cheval. Mais, pour répondre à Roxane, il y a plusieurs façons de mordre. Deux étalons qui combattent pour défendre ou s’emparer d’un groupe de juments, ne mordent pas de la même façon qu’une vielle jument qui veut « montrer » à un poulain qu’il doit cesser ses « bêtises » de poulain ! Là, elle peut simplement faire mine de mordre, et le jeune comprendra très bien. De même, deux poulains vont se mordiller pour jouer. Et deux chevaux vont se montrer amicaux en se mordillant mutuellement le garrot pour se gratter.
Il ne faudrait pas penser que même les leaders passent leur temps à mordre pour se faire respecter ou pour gravir les échelons dans la hiérarchie du groupe. Il peut mordre simplement pour passer à table le premier si un « impoli » fait mine de le bousculer ou veut passer avant lui !
Cela peut arriver aussi quand un étourdi s’approche trop près d’un de ses congénères, autrement dit s’il empiète sur sa « bulle », son espace vital, sans y avoir été invité. Mais généralement, une attitude menaçante suffit pour que l’intrus ou l’intruse s’écarte sans « discuter ».
Par définition, sauf exception bien sûr (souvent provoquée par son rapport avec les humains), à l’état naturel, le cheval est un animal consensuel. Il ne va pas au devant du conflit, de la bagarre. La raison est simple : il place sa sécurité au-dessus de tout !
La hiérarchie au sein d’un troupeau ne s’impose pas par la force, comme chez nous, mais par la compétence ! Ils respectent celui qui sait : trouver de l’eau, de la bonne herbe, guetter le danger, etc. Si on savait en prendre de la graine, il y aurait moins de guerres…
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19 août 2007
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