Oui, Roxane, l’ennui peut aller jusqu’à rendre un cheval malade. Souvent, le moindre mal, ce sont les tics qui se rencontrent chez le cheval qui s’ennuie au box où il passe souvent plus de 20 heures par jour. Et quand il sort, il va tourner en rond dans le même manège, faire les mêmes figures, les mêmes départs au galop à la sortie du virage, avec les mêmes cavaliers qui commettent les mêmes erreurs… Ok, je caricature un peu, encore que ! Son seul « divertissement » sera de se chamailler avec le copain qui fera mine de s’approcher trop près, lui aussi pour se changer les idées, s’amuser un peu !
Le cheval qui s’ennuie peut aussi développer des troubles du comportement, y compris l’agressivité, si cela devient sa seule distraction. Il peut perdre toute gaieté, s’enfermer dans une sorte de « paresse » qui est en réalité un renoncement, un forme de repli sur lui-même. A défaut de distraction, il semble vouloir « se reposer » !
Pour éviter que le cheval s’ennuie, le remède est simple. Il faut varier nos demandes, changer d’exercices fréquemment quand on le fait travailler. Est-ce que nous aimons refaire 20 fois de suite la même chose ? Et encore, nous on peut se donner un programme, savoir pourquoi on le fait. Mais lui, est-ce qu’il peut se dire : « super, j’ai gagné 4 secondes » ou « là, ma volte est parfaite » ? Ou, est-ce qu’il peut deviner qu’après le vingtième mouvement on va passer à autre chose ?
Mais surtout, il faut lui présenter ce que nous lui demandons comme un jeu, comme quelque chose d’agréable, que l’on récompense et que l’on encourage, de la voix, d’une caresse. Savoir montrer que l’on est content, que s’il se trompe, après tout ce n’est pas si grave. D’ailleurs, s’il se trompe, c’est généralement parce qu’on ne sait pas se faire comprendre…
Et puis, comme nous, il a besoin de changements, de surprises, bref… de plaisir
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30 juillet 2007
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