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Que l’on dise que l’intérêt des courses et celui des parieurs, en clair les intérêts financiers soient privilégiés, c’est faire preuve de réalisme et je peux l’entendre, même si je ne cautionne pas. Mais entendre dire, en fin de reportage télé sur l’usage de la cravache pendant les courses, que celle-ci est un « instrument de sécurité », au motif que certaines courses, en plus, sont d’obstacles… Il faut arrêter de se moquer !
En effet, en quoi les coups de cravache peuvent-ils préserver la sécurité du cavalier et/ou de sa monture ? Même s’il est fréquent de voir tel ou tel jockey agiter sa cravache comme un moulinet pour se frayer un passage, voire gêner ses concurrents… est-ce que cela ne relève pas plus de la « loi de la jungle » que du respect des règlements ?
Alors, plutôt que de revendiquer la cravache comme « instrument de sécurité », ne devrait-on pas commencer par faire appliquer ces règlements ? Quand les écuries peu scrupuleuses se seront fait déclasser (au détriment de leurs gains et de ceux des parieurs qui leur auront fait confiance) pour usage abusif de cette prothèse malveillante, on peut penser que plus aucun jockey ne sera tenté de l’utiliser de cette façon.
Rappelons-nous que le cheval nous prête sa rapidité, sa beauté, sa grâce, son courage, sa générosité… pour notre plaisir, donc que nous ne devrions pas tolérer qu’il soit frappé pour cela !!!
Le cheval peut et sait courir naturellement, il nous appartient alors de savoir le motiver par notre propre talent, notre propre motivation. Quand nous saurons faire comme cela, et seulement comme cela, nous aurons le droit d’être fiers… pas avant !
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17 septembre 2005
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