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J’ai vu qu’il y avait des dizaines d’Equi-Blogs appelant à dire « non à l’hippophagie ». A chaque fois, j’ai ajouté mon commentaire, expliquant que pour moi, manger du cheval serait du « cannibalisme » ! autrement dit l’équivalent de manger un frère, un ami…
Cindy rapporte les propos évoqués par certains disant que la boucherie chevaline permet à certaines races (notamment de chevaux de trait) d’exister encore. Il faut savoir que c’est vrai ! Carole se demande alors s’il est bien utile que ces races survivent si c’est de toute façon pour finir dans les assiettes ? Ce n’est pas si simple. Pour avoir eu l’occasion de discuter avec des éleveurs de ces races, je peux vous dire qu’ils font ce qu’ils peuvent pour que le plus grand pourcentage possible des chevaux qu’ils élèvent se retrouvent à vivre chez des particuliers plutôt qu’à l’abattoir !
Selon moi, l’hippophagie en elle-même n’est pas le fond du problème. Je ne vois pas comment il serait possible de l’interdire. Cela fait partie des libertés de chacun de manger comme il l’entend. Pour moi, le fond du problème est la MALTRAITANCE et aussi le manque de RESPECT. Je m’explique :
- la maltraitance, ce sont les conditions dans lesquelles les animaux sont conduits à l’abattoir et abattus ! Il existe sur Internet des masses de photos et vidéos là-dessus, toutes plus écœurantes les unes que les autres…
- Le manque de respect, ce sont ces personnes, je ne peux pas les appeler des professionnels du monde du cheval (à mes yeux, ils ne sont pas dignes de porter ce titre), qui, après avoir fait « ramer » leurs chevaux pour vendre des heures d’équitation, les font partir à bout de souffle dans les camions de la mort !
C’est là-dessus qu’il nous faut agir, chacun comme nous le pouvons, mais en nombre chaque jour plus grand :
- Quand il y aura une réelle pression de nous autres, usagers des centres équestres, pour que les chevaux que l’on a montés, caressés, nourris, aimés… finissent leurs jours paisiblement au pré, chez des personnes ravies de les accueillir (il faudrait qu’elles se fassent connaître…) ;
- Quand nous nous mobiliserons suffisamment pour que les conditions de maltraitance infligées à l’abattoir soient légalement interdites (je milite pour cela) ;
- Quand un maximum de voix s’élèveront auprès des politiques (c’est le moment, il y a des élections bientôt) pour que les chevaux de trait reviennent dans les villes et les campagnes accomplir des tâches comme le ramassage des feuilles dans les parcs, le débroussaillage, etc. qui ont fait l’objet d’expériences très concluantes à la fois sur le plan social, écologique, etc. ce qui les fera passer ainsi du statut de « viande de boucherie » à celui de « collaborateurs citoyens » !
- Quand nous ne cesserons pas pour autant de dire que « le cheval ne se mange pas », en expliquant que c’est un animal merveilleux à vivre, mais malsain à manger, nous finirons par en convaincre certains, petit à petit, de sorte que les rayons « viande de cheval » n’intéressent plus assez de monde pour occuper les étalages !
Alors, nous sauverons un cheval, puis deux, puis dix, puis peut-être tous…
Posté le
:
18 août 2006
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