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- Comment fait-on un premier livre ?
- Un premier livre, je ne sais pas… MON premier, c’est simple : Un peu comme pour un « poulinage », il a fallu une prédisposition naturelle, une rencontre et des mois de gestation !
La prédisposition naturelle, c’est sans doute un goût inné pour l’écriture, « génétiquement » facile, une expérience de cavalière nourrie de passion, de curiosité et peut-être plus que tout des révoltes héritées de l’enfance (et jamais taries) contre l’injustice, bref un petit côté Don Quichotte qui veut changer le monde…
La rencontre, c’était un matin de printemps, poussée par mesdames Curiosité et Passion, qui m’a conduite à une journée « portes ouvertes » de l’Ecole Vétérinaire d’Alfort où s’affichait, entre autres, une conférence sur la connaissance du comportement du cheval. Là, intervenait un garçon avec un curieux accent. Mais ce qui s’entendait le plus dans sa voix, c’était un véritable amour du cheval, une profonde motivation pour améliorer ses conditions de vie.
Entendre Donald s’exprimer sur la nécessité d’apprendre les comportements du cheval - l’éthologie - pour éviter les barbaries souvent infligées au cheval, et les désagréments en conséquences pour les cavaliers, fut instantanément une révélation pour moi. J’avais créé une association pour que les cavaliers ne réinventent pas l’eau chaude chacun de leur côté, qu’ils puissent partager leur expérience. Celle de Donald m’a immédiatement parue « incontournable », il fallait la faire partager. A l’issue de la conférence, je suis allée le voir. Nous avons parlé un long moment avec enthousiasme et l’idée du livre est née !
Je ne vais pas m’attarder sur les mois de gestations, 15 quand même ! d’un travail d’écoute, micro à la main, d’observation sur le terrain de stages en stages, et surtout l’obscur travail de tri, de structuration, de recoupement d’idées, avant même de penser à rédiger ! Puis les mots, enfin sur le clavier…
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3 juillet 2005
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