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« J'ai lu et relu votre livre. Aujourd'hui, comme au moment de la première rencontre au fil des pages parcourues debout dans une librairie à Paris, j'ai un sentiment rare et précieux, celui de me trouver dans un cadre familier, de participer même a cet entretien avec Donald… des propos qui viennent pour m'assurer que mon combat n'est ni isolé, ni perdu d'avance… »
Ce n’est pas (seulement) pour vous confier le plaisir d’un auteur à recevoir un mail comme celui-ci que je viens ici vous en parler. Bien sûr, ça fait plaisir, surtout parce qu’écrire un livre est une aventure angoissante… on a un objectif qui peut être par exemple de divertir s’il s’agit d’un roman. Le mien était de faire passer un message. Non, plus qu’un message : une conviction… plus qu’une conviction : une valeur !
On y met tout son cœur, son énergie, des heures et des heures d’un travail soutenu pour ne pas perdre le fil, trouver le mot juste, être clair et en même temps agréable… En écrivant le mot « fin », on se sent plus ou moins satisfait, en tout cas soulagé. Mais l’objectif, ce n’est que bien plus tard, lorsque les réactions s’accumulent, que l’on peut commencer à percevoir s’il est ou non atteint !
En discutant avec vous sur le terrain, dans les salons, à l’occasion de dédicaces, en lisant vos commentaires ou des mails comme celui-ci, je crois que « demande à ton cheval » et « Sommeil Noir » sont sur la bonne voie… s’ils contribuent ainsi à encourager et soutenir des efforts personnels ou collectifs pour que le cheval soit aimé et respecté !
Je sais que la partie n’est pas gagnée. Le respect et l’amour ne sont pas encore partout la règle. Doina, qui m’envoie ce mail de Roumanie, m’explique que dans son pays il y a encore énormément à faire. Alors, si mon livre peut contribuer à soutenir sa démarche…
En attendant, je veux vous dire à tous, vous qui êtes parfois choqués de voir encore trop souvent des cavaliers (voire des professionnels) se comporter avec leurs chevaux comme avec des mobylettes, je veux vous dire qu’aucun combat mené n’est jamais perdu d’avance. Seuls ceux que l’on ne livre pas n’ont aucune chance… Alors, vous qui aimez les chevaux et voulez qu’on les respecte, ne baissez pas les bras, faites-le savoir !
Posté le
:
18 mai 2006
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