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Hier (samedi 25 février) je suis allée voir Doudou avec l’intention de faire une ballade à cru. Je me suis occupée de lui, il était très sale mais à part ça je n’ai eu aucun problème. J’ai même presque réussit à obtenir de lui qu’il ne gigote pas quand je me suis éloignée pour fermer ma voiture avant de partir. Bref, adorable !
Je l’ai sortis du pré et je suis montée dessus, j’ai dû m’y reprendre à deux fois pour qu’il se tienne tranquille mais jusque là rien d’exceptionnel. Il part d’un pas décidé sur la petite route qui passe devant le pré, je laisse mes rennes pendre sur l’encolure et il en profite pour secouer la tête dans tous les sens. Ca fait plusieurs semaines que le temps est maussade et qu’il fait froid. Je l’ai donc toujours monté à une allure modérée pour éviter qu’il ne transpire trop. Aujourd’hui il fait beau et Doudou a l’air bien décidé à rattraper le temps perdu… du sport en perspective ! Après quelques centaines de mètres sur la route, on tourne sur un pare feu puis on s’engage dans un chemin que j’adore (il longe un ruisseau). Idris ne m’a pas laissé le temps de réagir, il est partit au galop d’un bon. Une fois la surprise passée et mon assiette retrouvée, j’ai repris calmement mes rennes et je l’ai laissé avancer. Quelques kilomètres plus loin, Idris galope toujours mais la route approche. J’ai toute les peines du monde à le remettre au pas, aujourd’hui il n’est pas décidé à être attentif et obéissant. Bref, on franchit la route au pas (ou plutôt en trottinant sur place). Je demande immédiatement le départ au galop, Idris ne se fait pas prier et bondit en avant. On parcourt environ trois kilomètres supplémentaires et il faut de nouveau franchir une route. Je le remets au pas tant bien que mal mais il ne compte pas en rester là ! Il franchit la route en secouant la tête tant qu’il peut (pourtant mes rennes sont mi-longues). Une fois de l’autre coté, il repart de plus belle sans même attendre mon ordre. Cette fois la prochaine route est à sept kilomètres. Je le laisse avancer tant qu’il veut, je tiens à peine les rennes, pas question d’essayer de le mettre sur la main quand il est dans cet état là. J’attends de lui qu’il s’arrête de lui-même. Ce n’est pas pour tout de suite on dirait, on arrive à la route suivante. Je demande le pas et cette fois je n’ai pas à lui mettre la tête sur le coté. On franchit la route. De l’autre coté je fais claquer ma langue et Idris repart. Toujours au galop je passe à coté d’une veille ferme que je connais : on a parcouru dix sept kilomètres depuis qu’on a quitté le pré. Idris n’a toujours pas manifesté l’envie de ralentir, je décide néanmoins de faire demi-tour. Avec l’hiver il a perdu de l’endurance, il attendra la semaine prochaine pour aller plus loin. Il profite du demi-tour pour m’embarquer de nouveau. Cependant, il ne se fait pas prier quand il faut repasser au pas pour traverser la route. Il repart tout de même au galop après la route. Peu de temps après il jette son bout du nez à droite : il veut ralentir. Je le remet au pas quelques instants pour qu’il reprenne son souffle. On est à environ dix kilomètres du pré. Ca me laisse le temps de le refroidir et de le détendre correctement. Après quelques minutes de pas sa respiration est redevenue normale. Je le met au grand trot. Il trotte avec entrain mais ne tire pas, je me risque à laisser mes rennes mi-longues… il continue à trotter. Quelques minutes plus tard je lui demande de ralentir un peu le trot, il ralentit et se rassemble un peu. Je lâche mes rennes et il garde une allure constante. Ca fait des mois que je ne l’ai pas vu posé comme ça. Il n’y a de contact ni dans ma main, ni dans mes jambes et il entretient un trot lent, rassemblé et régulier… voilà qui fait plaisir. Arrivés à environ quatre kilomètres du pré je le met au pas rennes longues. Son souffle est redevenu lent et régulier, il a bien récupéré… Peut-être même un peu trop bien, il en profite pour se mettre à trottiner, je le rappelle à l’ordre immédiatement, il se remet au pas non sans secouer rageusement la tête. Je pouffe de rire. Quand je dis qu’il est inépuisable…
On arrive à la maison, il a droit à la totale. Séchage avec une serviette, application d’un gel après effort sur les membres, curage et graissage des pieds et pour finir massage à l’huile essentielle de lavandin. Pendant ce temps il grignotte un peu de foin. Je lui propose un peu d’eau mais il n’en veut pas. Après avoir fini les soins je détache son licol, je range toutes mes affaires et je les mets dans la voiture. J’attrape une poche de carottes et je vais les lui offrir. Je termine par une séance de câlins et gratouilles. Doudou adore ça, d’ailleurs quand je m’éloigne pour partir il me suis jusqu’à la clôture. Une dernière caresse… A demain mon Doudou.
Demain ? Je penses qu’un trotting sera de rigueur pour chasser les toxines et par la même occasion les courbatures. Celles d’Idris ET les miennes… Ben oui, une « ballade » avec Idris à cru ça laisse souvent des traces… Lol !
Posté le
:
6 mars 2006
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